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Convoi syndical pour la Tchétchénie

 

Départ prévu vendredi 27 octobre

Le convoi syndical pour la Tchétchénie va partir le vendredi 27 octobre 2000 après une attente de presque 6 mois. Pourquoi ?

Une si longue attente

Depuis le mois de mai nous avions les moyens financiers de partir. Mais nous n’avions pas reçu les autorisations nécessaires des autorités russes. Car on ne rentre pas si facilement, sur le territoire russe avec un camion de farine destiné, qui plus est, à des réfugiés tchétchènes installés dans des camps.

Il faut savoir que les autorités russes (le ministère russe des situations d’urgence) exige d’être le destinataire de toute aide à caractère humanitaire qui entre sur le territoire russe. Cette disposition nous semble exorbitante, mais nous ne pouvons la contester.

Sur les conseils d’une organisation humanitaire polonaise nous avons alors demandé au ministère russe des situations d’urgence d’accepter d’être le destinataire de la farine, mais que sa distribution soit assurée par des ONG indépendantes. Nous avons alors reçu un accord de principe. Nous étions à la fin juin.

Le ministère russe des situations d’urgence nous alors demandé de fournir un dossier complet (mentionnant par exemple la qualité exacte de la farine qui allait être transportée...). Nous avons été contacté par l’Ambassade de Russie à Paris. Un secrétaire a demandé à nous rencontrer pour que nous puissions lui expliquer notre projet et nos états de service.

Nous avons transmis toutes ces pièces, en russe, à la mi juillet. Nous avons alors attendu qu’une commission se réunisse. Elle a semble t’il agréé le dossier tout en contestant les ONG que nous avions choisies pour assurer la distribution. Nous avons été informé de cette nouvelle situation début septembre. Après discussion nous avons transmis les référence d’une autre ONG.

On nous a alors indiqué que la personne qui suivait notre dossier au ministère des situations d’urgence était partie en vacance et qu’il nous fallait attendre. Finalement après que nous ayons manifesté quelques signes d’impatience, une nouvelle personne a été chargée de notre affaire et le dossier a été définitivement agréé. Mais nous n’en avons été informé que le vendredi 13 octobre. L’autorisation (qui doit venir de Moscou) de délivrer les visas n’est arrivée à l’ambassade russe à Paris que 17 ou le 18 octobre....

Nous avons accepté la transaction avec le ministère russe des situations d’urgence pour trois raisons

a) Il faut être honnête et réaliste : nous n’avions pas le choix. Nous aurions toujours pu envoyer le camion et faire des sittings de protestation devant la frontière. Mais cela n’aurait pas eu d’autres effets que de distraire douaniers et polices russes.

b) L’essentiel, nous semblait-il, était de faire distribuer la farine par des forces indépendantes des autorités russes. Ce que nous avons obtenus.

c) Nous allons pouvoir nous rendre sur place et nouer les contacts que nous voulons avec les syndicats et les associations démocratiques.

La camion va charger la farine à Reims vendredi 27. Il devrait arriver à Moscou le 2 novembre. Nous devrions donc arriver à Nazran le 5 novembre.

Nous allons essayer d’envoyer régulièrement des messages pendant le voyage via la liste d’e-mail du comité Tchétchénie et les messages seront mis sur le site internet du convoi.

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