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Convoi syndical pour la Tchétchénie

Réunion de compte rendu du convoi

Jeudi 21 décembre à 19 h 30
à la bourse du travail
3, rue du château d'eau
Paris 10°
Métro République
Salle Péloutier
(réservée par le syndicat CGT de l'ONIC)

Le convoi aura duré 32 jours. Le camion était parti le vendredi 27 octobre et est revenu le lundi 27 novembre. Il aura parcouru 10 000 km, franchi 14 frontières, attendu 14 jours en douane et côtoyés deux guerres.

Ce projet un peu fou, qu'on nous disait impossible, aura eu plusieurs mérites.

Le premier est de souligner qu'en France on se mobilise pour aider le peuple Tchétchène (même si la mobilisation de notre point de vue est bien faible). Sur place les Tchétchènes nous ont dit le bonheur qu'ils avaient ressenti à la vision des (trop maigres) manifestations parisiennes. Il faut souhaiter d'autres manifestations et surtout espérer qu'à Londres, Budapest et Berlin on se mobilise pour la Tchétchénie.

Le second est de montrer que dans le mouvement syndical en France il existe une volonté d'exprimer une solidarité matérielle et morale avec les réfugiés tchétchènes.

Le troisième aura été de faire le lien entre le mouvement syndical russe et les actions contre la guerre en Tchétchénie.

Le quatrième d'adresser un cri d'alarme sur la situation matérielle des réfugiés tchétchènes. Si nous, petite poignée de militants syndicaux et associatifs, avons été capable d'aller la bas, comment se fait il que les organisations internationales disposent de si peu de moyen. Que les ONG soient si peu nombreuses sur place ? Le danger est certes réel, mais que représentent il au regard de la situation de ces gens qui vivent sous des tentes, ou dans des ruines à Grozny sans eau, ni gaz, ni chauffage, ni fenêtre. Le danger est devenu un prétexte élégant pour justifier une coupable passivité. Cette situation est la preuve terrible de la complicité occidentale avec les fauteurs de guerre en Tchétchénie. Aujourd'hui un tout petit peuple est tragiquement abandonné par la trop fameuse communauté internationale.

Il faut donc préparer les mobilisations suivantes et les actions de soutien aux réfugiés tchétchènes.

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